Analyse en réseau de la qualité du sommeil

Contenu publié le : 3 décembre 2021 et modifié le: 3 décembre 2021

Quels sont les éléments qui contribuent le plus à la perception d’un bon sommeil ? Pour répondre à cette question, le Réseau Morphée en collaboration avec l’équipe de recherche du laboratoire du sommeil de Bordeaux  a colligé les données  du questionnaire du sommeil en ligne pour mener une analyse en réseau de la qualité du sommeil. A partir de la base de données comportant plus de 35.000 participants, nous avons essayer de mieux comprendre le fonctionnement du sommeil.

A notre connaissance, il s’agit de la première étude en réseau exhaustive sur la structure générale d’un réseau de santé du sommeil sur une large population de patients.

 

 

Que met en évidence l’analyse en réseau de la qualité de sommeil ?

Dans notre population, nous avons constaté que les variables les plus centrales du réseau ne sont pas celles qui sont les plus fréquentes, avec 4 caractéristiques importantes :  une variable appartenant aux symptômes de troubles du sommeil, une variable appartenant aux plaintes de troubles du sommeil et deux autres se référant aux comportements de sommeil.

En effet , la méthode de l’analyse en réseau apporte des inférences de centralité relativement indépendantes de la fréquence des variables. La qualité du sommeil est fortement influencée par :

  • La somnolence diurne excessive,  particulièrement importante, elle est le plus central des symptômes des troubles du sommeil.
  • Le sommeil non réparateur, le plus central des plaintes de troubles du sommeil a été défini comme une « sensation subjective de manque de fraîcheur au réveil », résultant d’un sommeil de mauvaise qualité ou agité.
  • L‘ irrégularité circadienne, horaires de sommeil irréguliers d’un jour à l’autre, ou entre la semaine et le week-end
  • La privation chronique de sommeil

Les deux dernières caractéristiques qui traduisent des comportements inappropriés sont des cibles primordiales pour des campagnes de prévention, notamment pour lutter contre les mauvaises habitudes observées dans notre société où près de 30% de la population est en privation de sommeil , et où les horaires irréguliers deviennent de plus en plus fréquent pour toutes les tranches d’âge avec notamment le développement de ce que l’on appelle le « jet-lag social » (différences d’horaires entre les jours travaillés et les jours de repos).

Pour aller plus loin :

Notre étude démontre que la somnolence excessive pendant la journée, le sommeil non réparateur et les comportements de sommeil jouent un rôle central dans la santé du sommeil. Ce type d’étude fournit des éléments de réflexion pour améliorer les campagnes de prévention.

Cliquer ici pour accéder à l’étude complète.

 

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