La somnolence au volant

Contenu publié le : 18 décembre 2023 et modifié le: 29 avril 2024

La somnolence au volant est un véritable problème de santé publique qui peut mettre en danger la vie du conducteur et de ceux qui l’entourent. Un accident mortel  sur trois sur les autoroutes en France est dû à la somnolence.

 

La somnolence au volant est la première cause d’incidents de la route

Selon les chiffres de la sécurité routière, la somnolence reste l’une des causes principales d’accidents, particulièrement sur l’autoroute.
Conduire en étant somnolent entraîne une baisse significative de la vigilance, des temps de réaction plus lents et une altération de la prise de décision. Ces facteurs augmentent considérablement le risque d’accidents de la route. A noter que plus vous conduisez vite, plus ces facteurs s’additionnent !

Le manque de sommeil, les horaires de travail irréguliers et les troubles du sommeil comme l’apnée du sommeil favorisent aussi la somnolence au volant.
Les longs trajets, la conduite de nuit et le manque de pauses régulières sont autant de situations qui augmentent le risque d’endormissement au volant.

Un autre risque qui souvent négligé est la modification de ses habitudes de sommeil.
Avoir des horaires de sommeil régulier est important pour rester en forme. Or, au moment de prendre le volant, il peut être tentant de se lever beaucoup plus tôt, pour éviter les bouchons par exemple. Méfiance ! Il est plus que probable que vous ressentiez un coup de fatigue au bout de quelques heures.

« 17 heures de veille active équivalent à 0,5g d’alcool dans le sang », Source : Sécurité Routière

 

Les bonnes habitudes à adopter :

Se battre contre la somnolence est un combat perdu d’avance. Voici nos conseils pour ne pas avoir à la subir.

  • Maintenir ses habitudes de sommeil : Assurez vous de dormir suffisamment avant de prendre la route, surtout pour les trajets longs, et de respecter autant que possible vos horaires de coucher et de lever.
  • Attention à la prise des médicaments sédatifs : certains médicaments augmentent la somnolence. Les effets sur la conduite sont indiqués sur la boite avec les pictogrammes suivants et il est important de respecter les consignes.
    Pictogrammes de médicaments sur la somnolence au volant
  • Faire des pauses régulières : Planifiez des pauses toutes les deux heures pour vous reposer, vous rafraîchir et vous dégourdir les jambes. La prise d’un café (ou boisson stimulant) suivi par une courte sieste pendant les pauses peuvent optimiser votre vigilance.
  • Eviter les heures critiques : Évitez de conduire pendant les périodes où la somnolence est plus probable, comme tôt le matin ou tard dans la nuit.
  • Partager la conduite : Si possible, partagez la responsabilité de la conduite avec un autre passager.
  • Ne vous surestimez pas : Une récente étude a démontré que de nombreux conducteurs reconnaissent les signes de fatigue mais choisissent de garder le volant malgré tout.
    C’est une erreur de jugement, car si vous ressentez des symptômes de somnolence, votre vigilance et vos temps de réaction sont déjà amoindris et de courts endormissements peuvent survenir. Ces sommeils « flash » ou « micros sommeil » ne durent que quelques secondes, mais c’est malheureusement suffisant pour avoir un accident. Aux premiers sensations de fatigue il est impératif d’arrêter dans un endroit sûr et faire une pause !

Les travailleurs de nuit et travailleurs postés, en raison de leurs horaire de travail, sont particulièrement exposés lors des trajets domicile travail. Cela d’autant plus qu’ils s’agit de trajets empruntés régulièrement, et donc sur lesquels nous avons tendance à être moins vigilant.
Retrouvez nos recommandations pour optimiser le sommeil des travailleurs postés.

 

Le sommeil chez les chauffeurs routiers

Chez les chauffeurs routiers, qu’ils soient conducteurs de bus, d’autocars ou de camions, la fatigue est un risque de sécurité majeure. Les accidents de la route impliquant des véhicules lourds ont tendance à être plus graves que les autres.

Selon une étude menée en 2021 par l’ETF (European Transport Workers’ Federation), 60% des conducteurs sont fatigués au volant ! En cause, de mauvaises conditions de travail et une mauvaise qualité de repos. Ainsi, de nombreux chauffeurs routiers conduisent en état d’hypovigilance, qui est un état entre la veille et le sommeil. Dans cet état intermédiaire, notre organisme n’a plus les mêmes facultés qu’en étant complètement éveillé. Notre attention et notre vigilance diminue alors que notre temps de réaction augmente, ce qui augmente énormément le risque d’accidents.
Un autre problème  touche les chauffeurs routiers : le manque de sommeil de chronique. A force d’être en hypovigilance, certains chauffeurs routiers se sont habitués et ne ressentent plus les symptômes de somnolence.

Les pauses et les repos peuvent prévenir la fatigue mais la pression horaire et les temps de déplacement font que ce n’est parfois pas toujours suffisant. Néanmoins, dès les premiers signes de somnolence, les chauffeurs routiers ne doivent pas hésiter à s’accorder une pause, voire une sieste. Pour les autres usagers de la route, pensez à rester vigilant au moment d’effectuer une manœuvre à proximité d’un véhicule lourd.

Restez éveillé, restez en sécurité sur la route !

 

Sources :

https://www.securite-routiere.gouv.fr/dangers-de-la-route/la-fatigue-et-la-conduite
https://academic.oup.com/sleep/article/46/11/zsad136/7157376
https://www.etf-europe.org/wp-content/uploads/2021/06/Fatigue-REPORT-FR-1.pdf

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